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[Interview] Rencontre avec Célia Blauel, Présidente d'Eau de Paris
© Bruno Levy

[Interview] Rencontre avec Célia Blauel, Présidente d'Eau de Paris

Pour protéger la ressource en eau, il faut d’abord comprendre que cet élément nous relie plus qu’il ne nous sépare. Célia Blauel, Présidente d’Eau de Paris depuis le mois de juillet dernier, a très bien compris ce principe et le démontre régulièrement à travers les actions entreprises par Eau de Paris . Il nous en fallait pas plus pour aller à sa rencontre et dire avec elle : puisque l’eau est notre héritage commun, il faut lui donner ensemble le meilleur futur qu’il soit …

Les captages d’eau effectués par Eau de Paris peuvent avoir un effet sur l’état des rivières situées à l’aval, en période de sécheresse. C’est pour ça que votre structure suit au jour le jour l’état de ces rivières, et adapte ses prélèvements pour maintenir un niveau suffisant dans les cours d’eau.  Dans ce suivi des rivières, prenez-vous en compte toutes les problématiques liées à la structure des bassins versants dans lesquelles elles sont implantées (inondations, continuité piscicole et sédimentaire, etc.) ? Travaillez-vous en partenariat avec les Syndicats des rivières sur lesquelles vous effectuez vos suivis ?

 

Paris est alimenté pour moitié par des eaux souterraines prélevées dans 102 points de captage situés au sein de cinq départements, dans les environs de Sens (Aube et Yonne), de Provins et de Fontainebleau (Seine et Marne) au sud-est, de Dreux (Eure-et-Loir) et Verneuil-sur-Avre (Eure) à l’ouest, à une distance comprise entre 70 et 150 kilomètres de la capitale.

Globalement sur les vingt dernières années, les volumes prélevés dans les nappes souterraines ont été réduits de 30%. Cette réduction des prélèvements contribue à la préservation des milieux, sachant que les zones de captages de la régie sont constituées pour la plupart d’émergences naturelles, dont le prélèvement n’influence pas le niveau des nappes elles-mêmes. En outre, la régie dispose de restitutions dans les rivières, en continu, sur l’Avre et la Voulzie, à la demande sur les autres rivières, lorsque leur débit nécessite d’être soutenu.

 


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Source

Veille Eau

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